Sondra Radvanosky

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Hier, nous avons eu la chance d’écouter le Bal Masqué à l’opéra de Paris.

La mise en scène est classique, voire ennuyeuse, mais les décors et les costumes tout en noir et blanc sont imposants, certains pourraient dire lugubres, tant l’ambiance est sombre; mais les compositions noir et blanc sont toujours élégantes. (Raison aussi du choix de cette photo, dont les couleurs sont, comment dire, plutôt flash…)

L’orchestre est parfois un peu imposant et avec un tempo un « chouia » trop lent surtout au début, d’autant que deux interprètes avaient une faible amplitude : Renato interprété par Simone Piazzola, décevant; et Ulrica par Varduhi Abrahamyan dont les graves sont vraiment sans volume, pas de stupeur ou frayeur quand elle en appelle à Lucifer !

En revanche le reste de la distribution était excellent, les choeurs de l’Opéra Paris encore et toujours somptueux. Piero Pitri interprète un Riccardo vraiment convaincant, « la confrontation » avec Sondra Radvanosky s’annonçait périlleuse, mais malgré une ampleur parfois insuffisante, il interprète les airs avec intensité, justesse et sensibilité.

Mais les deux voix féminines d’Oscar et Amélia furent les plus ovationnées, et c’était plus que mérité.

Tout d’abord Nina Minasyan, dans le rôle d’Oscar, une artiste que je ne connaissais pas, qui avait interprété Lucia l’année, dernière mais je n’avais pu m’y rendre. Une voix lumineuse, limpide, agile et les vocalises furent crystalines et fluides. De plus son interprétation pétulante sur scène contrastait avec l’inertie de la mise en scène. Une découverte et j’ai hâte de l’entendre de nouvelles interprétations. Olympia des Contes d’Hoffmann en particulier.

Finissons pas la star Sondra Radvanosky. Je n’avais jamais eu l’occasion de l’entendre, sauf sur CD. Sa dernière apparition à l’Opéra de Paris date, je le crois, d’une dizaine d’années . Le premier acte m’a laissé craindre une certaine crispation dans les aigus…, mais ses interprétations d’ Ecco L’Orrido Campo, début du deuxième acte et le duo Teco io sto ont balayé le moindre de mes doutes, sa voix est somptueuse, une puissance impressionnante dans tous les registres, une large palette de nuances. Son interprétation de la supplique du 3ème acte Morrò, Ma Prima In Grazia pour pouvoir revoir une dernier fois son fils avant de mourir, fut boulversante.

Une belle soirée !!!!

Je vous propose donc d’écouter Sondra Radvanosky dans un des grands airs de Tosca. Vissi d’arte. Nous aussi essayons de vivre d’art !

Puccini, Tosca Vissi d’arte, Sondra Radvanovsky, Constantine Orbelian & Russia Philharmonia
Un bal masqué, mais cette fois coloré

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