Trahison !

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Nous avons, en fin d’année dernière, assisté à La Bohême, à L’Opéra de Paris, opéra somptueux de Giacomo Puccini, dans un Paris, soi-disant, incarnation de la vie de bohême au pied de Montmartre.

Les voix étaient magnifiques ….Nicole Carr, une Mimi tout en retenue; Aida Garfilunina, une Museta pétulante et exubérante; un Rodolfo, Atalla Ayan, sobre et élégant sans grande ampleur, mais on comprend ! quand on doit chanter dans un scaphandre…

Car, hélas une fois de plus, la musique et les voix sont « couvertes » par le bruit d’une mini-polémique due à la mise en scène de Claus Guth. Déjà sa vision de Rigoletto, de l’année dernière, ne m’avait pas complètement séduit. Heureusement, les voix étaient, là encore, au rendez-vous. Cette fois, la Bohême est transposée dans une navette spatiale pour les deux premiers actes, puis sur une planète (lunaire) pour les deux derniers. Les décors sont somptueux et bien plus élégants, que ceux de Star Wars, presque sorti en même temps !!! Mais honnêtement, cette transposition n’apporte rien à la dramaturgie de l’oeuvre. Passées la surprise, voire la stupéfaction, la mise en scène que l’on aurait pu espérer aérienne et spatiale reste conventionnelle, et finalement bien lourde, malgré les simulacres d’apesanteur mal mimés sur scène.

A la fin de la première partie, la salle a vrombi et un « trahison ! » tonitruant a résonné dans tous les gradins !!!!

Mais, il a suffi de fermer deux secondes les yeux, pour partir dans des voyages intergalactiques lors des grandes envolées lyriques de ce chef-d’oeuvre. Fermez les yeux et goutez, enivrez-vous avec Fréni et Pavarotti sous la baguette magique de Karajan : O Soave Fanciulla

La Bohème, Giacomo Puccini
Mirella Freni; Luciano Pavarotti, Berlin Philarmonic Orchestra Herbert Von Karajan Paysage « lunaire » en Islande

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