La Traviata….. quel régal

Hier soir, la Traviata à l’Opéra de Paris ! Un beau spectacle, une belle soirée.

Une mise en scène quasi inexistante, certes dans de beaux décors, nous permet de nous focaliser sur les voix. Aucune star mondiale à l’affiche, mais nous avons découvert de jeunes excellents chanteurs.

Cette soirée fut excellente, sans atteindre les sommets, que seuls les miracles vocaux des soirées d’exception permettent. Viltaliy Bilyy interprète avec noblesse, et ensuite beaucoup de sensibilité, le père d’Alfredo. Une belle voix, qui fait merveille dans les duos du deuxième acte. Rame Lahaj, déjà remarqué dans Lucia, est un Alfredo avec une grande présence scénique, une belle ampleur de voix, malgré des aigus, certes précis, mais pour moi un peu pincés. Cependant, « l’oscar » mérité revient à Marina Rebeka. Elle a reçu une ovation du public à la fin du troisième acte, pour célébrer une prestation remarquable. J’ose une analogie un peu « affreuse », le premier acte fut un peu un acte de « rodage », beaucoup de sensibilité, mais parfois un peu de raideur, voire de faiblesse dans les aigus. Mais dès le deuxième acte, sa voix émerveille, puissance, sensibilité, fragilité, qui sied si bien à Violetta. Elle alterne avec brio toutes les facettes de sa voix et elle incarne avec beaucoup de présence et de sensibilité cette courtisane, qui se sacrifie par amour. C’était un plaisir de voir, sa propre jubilation après cette belle prestation, s’exprimer lors des nombreux, chaleureux et longs applaudissements du public conquis.

Verdi a écrit un chef-d’oeuvre, un opéra qui magnifie le rôle de Violetta, Un rôle exigeant et émotionnellement d’une intensité dramatique inouïe. J’ai eu la chance de voir de nombreuses fois cet opéra, je collectionne les interprétions CD et DVD, je les écoute en boucle…. mais la lassitude n’est jamais au rendez-vous ! Au contraire !

Un beau spectacle, une belle soirée, hier soir à l’Opéra de Paris !

Fin d’année, encore et tant mieux, une nouvelle version de la Traviatta avec Castrogono ou Alagna, Ludovic Tézier en Giorgio Germont (j’ai hâte de la revoir) et découvrir la Viletta de Ermonela Jaho.

L’extrait du jour, Montserrat Caballé au sommet de son art, un voix sublime, mais surtout une interprétation d’une intensité et d’une fragilité stupéfiante. Magnifique…

Montserrat Caballé; Georges Prêtre: RCA Italiana Opera Orchestra & Chorus
La Traviata Verdi

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