Toujours vers le haut

(Désolé, mais selon le browser il est parfois nécessaire de cliquer deux fois)

Dans la grisaille permanente de ce triste mois de Janvier, l’actualité mondiale, nationale est au diapason de la météo… morne. Mais le début d’année est la période des bonnes résolutions, celles qui ne tiennent même pas le printemps, mais aussi celles qui durent.

Je vous souhaite donc de tenir de belles résolutions qui vous emmènent encore plus « haut », vers tout ce qui vous enchante.

Ainsi, retrouvons Bach pour nous élever toujours et encore. Je vous propose donc, l’aria des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, composées pour clavecin autour de 1740. Voici l’interprétation d’Anne Queffélec.

Aria des Variations Goldberg, Anne Queffélec
Monument des conquérants de l’espace, Покорителям космоса, à Moscou

Sondra Radvanosky

(Désolé, mais selon le browser il est parfois nécessaire de cliquer deux fois)

Hier, nous avons eu la chance d’écouter le Bal Masqué à l’opéra de Paris.

La mise en scène est classique, voire ennuyeuse, mais les décors et les costumes tout en noir et blanc sont imposants, certains pourraient dire lugubres, tant l’ambiance est sombre; mais les compositions noir et blanc sont toujours élégantes. (Raison aussi du choix de cette photo, dont les couleurs sont, comment dire, plutôt flash…)

L’orchestre est parfois un peu imposant et avec un tempo un « chouia » trop lent surtout au début, d’autant que deux interprètes avaient une faible amplitude : Renato interprété par Simone Piazzola, décevant; et Ulrica par Varduhi Abrahamyan dont les graves sont vraiment sans volume, pas de stupeur ou frayeur quand elle en appelle à Lucifer !

En revanche le reste de la distribution était excellent, les choeurs de l’Opéra Paris encore et toujours somptueux. Piero Pitri interprète un Riccardo vraiment convaincant, « la confrontation » avec Sondra Radvanosky s’annonçait périlleuse, mais malgré une ampleur parfois insuffisante, il interprète les airs avec intensité, justesse et sensibilité.

Mais les deux voix féminines d’Oscar et Amélia furent les plus ovationnées, et c’était plus que mérité.

Tout d’abord Nina Minasyan, dans le rôle d’Oscar, une artiste que je ne connaissais pas, qui avait interprété Lucia l’année, dernière mais je n’avais pu m’y rendre. Une voix lumineuse, limpide, agile et les vocalises furent crystalines et fluides. De plus son interprétation pétulante sur scène contrastait avec l’inertie de la mise en scène. Une découverte et j’ai hâte de l’entendre de nouvelles interprétations. Olympia des Contes d’Hoffmann en particulier.

Finissons pas la star Sondra Radvanosky. Je n’avais jamais eu l’occasion de l’entendre, sauf sur CD. Sa dernière apparition à l’Opéra de Paris date, je le crois, d’une dizaine d’années . Le premier acte m’a laissé craindre une certaine crispation dans les aigus…, mais ses interprétations d’ Ecco L’Orrido Campo, début du deuxième acte et le duo Teco io sto ont balayé le moindre de mes doutes, sa voix est somptueuse, une puissance impressionnante dans tous les registres, une large palette de nuances. Son interprétation de la supplique du 3ème acte Morrò, Ma Prima In Grazia pour pouvoir revoir une dernier fois son fils avant de mourir, fut boulversante.

Une belle soirée !!!!

Je vous propose donc d’écouter Sondra Radvanosky dans un des grands airs de Tosca. Vissi d’arte. Nous aussi essayons de vivre d’art !

Puccini, Tosca Vissi d’arte, Sondra Radvanovsky, Constantine Orbelian & Russia Philharmonia
Un bal masqué, mais cette fois coloré

Un Ballo in Maschera

(Désolé, mais selon le browser il est parfois nécessaire de cliquer deux fois)

Cette année, la programmation de l’opéra de Paris fait la part belle à Verdi : Falstaff, Don Carlo, Le Trouvère, La Traviata et cette semaine commence le cycle un Ballo in Maschera.

Nous y allons dans quelques jours et bien sûr, nous ne manquerons pas de vous donner notre « avis » sur cette représentation. Ravi d’écouter pour ma part, pour la première fois Sondra Radnovsky, qui comme son nom l’indique est d’origine nord-américaine. (Américaine, naturalisée canadienne….. ). Elle sera également à l’affiche du Trouvère en juin à l’opéra de Paris dans le rôle de Leonora. C’est un star outre-Atlantique, qui a conquis le Met. J’ai hâte.

Cet opéra est inspiré de faits réels : à la cour de Suède, l’assassinat du roi Gustave III. L’opéra a subi moulte censures, car à l’époque en Italie on n’assigne pas un roi dans un spectacle. Donc les faits ont été transposés au Etats Unis …..

L’opéra, malgré de nombreuses invraisemblances, est un opéra très « élégant ». Riccardo di Warwick, le Gouverneur à Boston est amoureux en secret de Amelia, la femme de son meilleur ami : Renato. Celui-ci, par jalousie va participer à un complot et lors d’un bal masqué va tuer le Gouverneur.

Je vous propose un air de l’acte II, duo entre Amélia et Riccardo avec Solti à la baguette et  un beau duo Price et Pavarotti !

Luciano Pavarotti, Margaret Price, Georg Solti National Philharmonic Orchestra
Suède

Trahison !

(Désolé, selon le browser il est parfois nécessaire de cliquer deux fois)

Nous avons, en fin d’année dernière, assisté à La Bohême, à L’Opéra de Paris, opéra somptueux de Giacomo Puccini, dans un Paris, soi-disant, incarnation de la vie de bohême au pied de Montmartre.

Les voix étaient magnifiques ….Nicole Carr, une Mimi tout en retenue; Aida Garfilunina, une Museta pétulante et exubérante; un Rodolfo, Atalla Ayan, sobre et élégant sans grande ampleur, mais on comprend ! quand on doit chanter dans un scaphandre…

Car, hélas une fois de plus, la musique et les voix sont « couvertes » par le bruit d’une mini-polémique due à la mise en scène de Claus Guth. Déjà sa vision de Rigoletto, de l’année dernière, ne m’avait pas complètement séduit. Heureusement, les voix étaient, là encore, au rendez-vous. Cette fois, la Bohême est transposée dans une navette spatiale pour les deux premiers actes, puis sur une planète (lunaire) pour les deux derniers. Les décors sont somptueux et bien plus élégants, que ceux de Star Wars, presque sorti en même temps !!! Mais honnêtement, cette transposition n’apporte rien à la dramaturgie de l’oeuvre. Passées la surprise, voire la stupéfaction, la mise en scène que l’on aurait pu espérer aérienne et spatiale reste conventionnelle, et finalement bien lourde, malgré les simulacres d’apesanteur mal mimés sur scène.

A la fin de la première partie, la salle a vrombi et un « trahison ! » tonitruant a résonné dans tous les gradins !!!!

Mais, il a suffi de fermer deux secondes les yeux, pour partir dans des voyages intergalactiques lors des grandes envolées lyriques de ce chef-d’oeuvre. Fermez les yeux et goutez, enivrez-vous avec Fréni et Pavarotti sous la baguette magique de Karajan : O Soave Fanciulla

La Bohème, Giacomo Puccini
Mirella Freni; Luciano Pavarotti, Berlin Philarmonic Orchestra Herbert Von Karajan Paysage « lunaire » en Islande

Welcome Back

(Désolé, selon le browser il est parfois nécessaire de cliquer deux fois)

Re bonjour….

J’avais dû arrêter d’animer ce blog pour une seule raison, le manque de temps !

La roue tourne et les circonstances font que, j’ai désormais un peu plus de temps ! Je me permets donc de relancer ce blog (sans engagement éternel). Mais tant que j’aurai un peu de disponibilité, je partagerai photos et morceaux de musique….

Mais une fois la résolution prise, les prises de tête commencent, le choix du premier morceau de musique devient un casse-tête. Quelle oeuvre mettre en ouverture, avec quelle photo ?

Paulo Coelho a dit « Personne ne peut fuir son coeur. C’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit ».

Que dit le coeur ?

Bien-sûr les fondamentaux Bach et Wagner. Etrange duo que tant sépare. Mais le coeur est jaloux et il demande d’élargir le choix à l’opéra classique : Verdi, Mozart, Strauss, Puccini,  (ayant vu une étrange mise en scène de la Bohème tout récemment à l’opéra de Paris, mais on en reparlera dès le prochain post), mais écouter son coeur, c’est aussi ces fins de soirées avec du Jazz vocal :  Elsa, Billy… du saxo Coltrane, Getz…l’inusable Bruce Springsteen et les chansons interminables de Genesis (les impératifs marketing interdisent maintenant de tels morceaux !) ou alors Brel, Jean Ferrat, Barbara… Ou grâce aux conseils de notre ami Alex, ces nouveaux artistes originaux et singuliers.

Donc pas facile de choisir. Mais pour un come-back, je vais faire une pirouette et on va laisser pour quelques jours, les chefs d’oeuvre du répertoire classique, du Jazz, de la variété et des éternels du Rock pour reprendre un belle mélodie de Norah Jones qui évoque un retour  : Back to Manhattan, illustrée par une photo prise à New York, il y a quelques années.

Welcome back

Norah Jones : Back to Manhattan Album : the Fall
Coucher de soleil sur quelques tours de Manhattan